« Notre activité chorale a cette particularité d’impliquer chacun d’entre nous en vue d’un projet commun, c’est à dire en d’autres termes participer à une construction, en coopération et en communion avec les autres.

 

A l’origine du chant choral il y a le fait, au sens fort, d’être ensemble, d’être un ensemble. « Ecoutez-vous »  nous dit souvent notre chef de Chœur.

 

Le rythme, la mélodie, participent d’une harmonie bienfaisante pour le corps et l’esprit et favorise l’unité et la construction de soi. Chanter a aussi une fonction protectrice dans son unité contre la cacophonie des bruits discordants de l’extérieur. Chanter rétablit en nous la dimension du temps, temps subjectif, qui tient compte des émotions et offre un support autant à la mélancolie qu’à l’allégresse.

 

Temps de l’attente : il faut du temps pour monter une œuvre, ceci va à l’encontre du « tout, tout de suite » , qui prévaut aujourd’hui dans bien des aspects de notre société. Musique protectrice donc, mais aussi consolatrice ou réparatrice au travers des grandes œuvres universelles (opéras, messes, requiem…) qui traitent de la vie, de la mort, de la fête, de l’amour. Cette activité sociale enrichit chacun en offrant lors des concerts ce plaisir à donner et à partager avec les auditeurs.

 

Concert qui est l’aboutissement d’une longue gestation, le moment du partage et de l’offrande à ceux qui nous écoutent. C’est le retour à la réalité, le moment de la reconnaissance par la société, la résolution d’une tension.

 

Le concert est réussi quand il y a accord, accord qui n’est pas seulement la note juste, mais cet invisible, ce « je ne sais quoi et le presque rien » pour citer le philosophe Vladimir Jankélévitch, entre le chef, le chœur, le public : quelque chose qui nous dépasse, un rêve ».

 

« Chers choristes, continuons à apporter du plaisir à nos auditeurs et continuons à rêver ensemble »